La Stratégie au service de la démarche

gens-heureux.jpgTous vos invités ont le même palais. Seul leur « mental » les différencie : ce qu’ils croient savoir de ce qui va ou ne va pas avec tel ou tel ingrédient, ce qu’ils croient aimer ou ne pas aimer (en fait, c’est souvent la façon dont cela a été cuisiné qui ne leur convenait pas), ce que leur environnement les a habitués à consommer, etc.
Ce mental enferme dans des croyances et des a priori entre lesquels il est difficile de « manœuvrer » tant ils sont spécifiques à chaque convive. Si vous essayez de tenir compte des goûts de chacun, chaque intensité de goût, chaque apparente originalité semblera risquée et  vous aboutirez à un menu certes consensuel mais banal. (il est remarquable de constater à quel point peu de personnes se souviennent par exemple d'un repas de mariage)

Pour répondre à ce qui a toutes les apparences d'un challenge, nous proposons une stratégie, rodée depuis 9 ans et des milliers de convives, qui tend, quelque soient les cultures, nationalités, âges, appétits, habitudes, à un taux de satisfaction (d’enthousiasme !?) de 98% (voir notre livre d’or).

Cette stratégie se construit en trois temps.

  1. Empêcher le mental de trouver trop facilement ses repères, construire équilibré pour qu'aucun composant ne "saute" au palais (et surtout à l'esprit). Repérer à la première bouchée le chocolat qui accompagne cette Saint Jacques serait trop risqué !?

  2. Nourrir la bouche le plus totalement possible. Toutes les bouches de la terre perçoivent le salé, le sucré, l’acide, le piquant et l’amer. C'est leur parfaite combinaison qui apporte la sensation de complète satisfaction qui va bousculer un mental qu'on a laissé sans repères.

  3. Aller « vite ». Tout le monde n'est pas fin gastronome. Pour être efficace, la première bouchée doit être "la bonne". Le plat doit certes être élaboré mais surtout intense en goût.heureux.gif

Notre cuisine n’a qu’un objectif, le « Wouah, c’est bon, c’est quoi ? » qui  laisse le mental sur place et ouvre la pleine jouissance de ce qui se passe en bouche.

P.S. : Résultat induit, aussi bien les « gros mangeurs » que les « petits appétits » sont satisfaits. La sensation de satiété n’est pas liée qu’à la quantité, elle l’est d’abord à l’intensité de la sensation en bouche. (C’est souvent parce qu’un plat est peu goûteux que l’on se ressert).

"La jouissance d'un savoir faire gastronomique n'est entière que s'il est mis au service d'une démarche humaine..."

                                                                           L'Epice Magique

signature-gros-trait.jpg                Nicola ANDRE